Les traditionnelles étapes essentielles
En suivant ces 8 étapes et en appliquant le principe de « la juste dose au bon moment », vous maintiendrez une eau de piscine saine et agréable tout au long de la saison :
– Équilibrer l’eau en maintenant un pH entre 7,2 et 7,6 pour une efficacité optimale des désinfectants.
– Contrôler l’alcalinité (TAC) en visant un niveau entre 80 et 140 ppm pour stabiliser le pH.
– Désinfecter l’eau avec le chlore ou d’autres désinfectants pour éliminer les bactéries et autres micro-organismes.
– Filtrer en faisant fonctionner la pompe de filtration quotidiennement, en adaptant la durée selon l’utilisation de la piscine.
– Nettoyer physiquement en retirant les débris avec une épuisette, brosser les parois et la ligne d’eau régulièrement.
– Contrôler la qualité de l’eau avec des bandelettes réactives pour vérifier le pH et le niveau de chlore chaque semaine.
– Ajuster les produits en corrigeant le pH et ajouter du désinfectant selon les résultats des tests – Nettoyer régulièrement le filtre et effectuer la maintenance de la pompe.
Economiser l’eau, une nouvelle obligation
Les nouvelles constructions de piscine n’ont jamais été aussi inventives en matière d’économies d’eau et plus généralement d’éco-responsabilité. Concrètement, plus les sources d’énergie naturelles et plus les avancées technologiques de nombreux équipements sont sollicitées, plus les coûts d’exploitation et de consommation des piscines évoluent à la baisse. Une piscine nouvelle génération n’est donc ni énergivore, ni même astreignante. S’agissant plus particulièrement de l’eau, diminuer sa consommation aujourd’hui est possible, tant pour une nouvelle construction que pour une rénovation.
Une piscine plus petite
Cela commence par réduire la taille et le volume du bassin. Et comme la tendance est à la piscine familiale ludique à fond plat de 1,50 m maxi, de plus en plus de bassins aux grandes profondeurs existantes sont remblayés pour atteindre la hauteur étalon. L’avantage d’une piscine plus petite est multiple. La contenance en eau est moindre, ainsi que son coût d’exploitation. Le prix d’achat d’un petit modèle est plus compétitif par rapport à celui d’un grand, sachant que généralement ceux qui optent pour une petite piscine réinvestissent le gain ainsi réalisé dans des équipements de confort et d’optimisation tels qu’une filtration raisonnée, un volet automatique, un abri, une régulation automatique du traitement d’eau, une domotique.
Une filtration raisonnée, des médias filtrants efficaces
La filtration raisonnée est composée d’une pompe à vitesse variable et d’un filtre surdimensionné pour diminuer substantiellement les fréquences de contre-lavage. Les cuves des filtres à sable font de plus en plus appel à des médias filtrants de type granulé de verre recyclé ou de zéolite.
Les bienfaits du verre en granulés sont multiples. Son action autostérile élimine la plupart des bactéries contenues dans l’eau de la piscine et sa finesse de filtration est deux fois plus grande que celle de la silice calibrée (15 microns contre 30 à 40 microns). Le verre flocule naturellement et il ne crée pas de biofilm, de substance gluante en surface. Ainsi, les contrelavages sont écourtés, avec une diminution des rejets d’eau à l’égout. De plus, la durée de vie de ce média étant trois fois supérieure à celle du sable, les remplacements sont espacés d’autant, et avec eux la vidange complète de la cuve pour intervenir.
La zéolite est extraite d’un minéral d’origine volcanique. Son pouvoir absorbant naturel fixe les bactéries en surface. Sa capacité d’échange d’ions élimine dans l’eau les ammoniums responsables des chloramines. Sa finesse de filtration d’au moins 5 microns est comparable à celle du filtre à diatomées, mais avec deux fois moins de contre-lavages nécessaires, ce qui entraîne là aussi une économie d’eau.
Mais le filtre qui consomme le moins d’eau est celui à cartouches. D’une finesse de filtration comprise entre 10 et 25 microns, son rendement devient impressionnant avec le modèle multi-cartouches, car outre la quantité des cartouches, leurs dimensions contribuent à un surdimensionnement de la surface filtrante qui s’exprime en dizaines de mètres carrés. Un tel résultat réduit la maintenance du filtre à sa plus simple expression, puisqu’à une ou deux interventions annuelles seulement.
Une pompe à vitesse variable
L’intérêt de la vitesse variable est de faire fonctionner la pompe à sa moindre vitesse, le plus longtemps possible, pour améliorer les rendements de la filtration, plus on filtre lentement, mieux sont piégées les impuretés, et pour consommer moins d’électricité. On considère une consommation de 120 à 140 W/h durant les temps de filtration où la pompe fonctionne à petite vitesse. La vitesse élevée, quant à elle sert ponctuellement, notamment pour injecter les produits, écrémer l’eau et procéder au lavage du filtre.
La nécessité d’une couverture ou d’un volet
Le volet ou l’abri qui couvre le plan d’eau, l’empêche d’être souillé par la pollution extérieure. Par ailleurs, le volet opacifie le bassin et l’empêche ainsi d’être altéré par les rayons UV du soleil. Enfin, en flottant, le tapis de lames est en contact direct avec l’eau, luttant ainsi très efficacement contre les déperditions caloriques et les déperditions d’eau par évaporation.
Les atouts de l’automatisation et de la domotique
La régulation automatique du traitement de l’eau offre le bon dosage de produits sans risque de saturation qui dans certains cas extrêmes, oblige parfois à vidanger partiellement le bassin pour le renouveler avec de l’eau neuve. Traiter correctement l’eau, en injectant les bonnes proportions de produits au moment adéquat, évite les développements d’algues dans le bassin. Après le traitement curatif, un tel épisode se solde généralement par une aspiration manuelle du fond et des parois avec évacuation des germes d’algues à l’égout.
La domotique est l’équipement de gestion automatique de l’eau qui offre les meilleures performances, car elle gère l’eau dans sa globalité. Grâce à son intelligence embarquée, elle adapte le temps de filtration en fonction de la température de l’eau, mais aussi prolonge automatiquement la durée lors d’une forte fréquentation du bassin ou par temps chaud. Les modèles gèrent également la puissance des pompes à vitesse variable, en fonction des besoins du moment, tels que décrits dans le paragraphe consacré aux filtres. Certaines domotiques reliées aux bulletins météo diffèrent les lavages de filtre lorsque de la pluie est annoncée les jours prochains, pour que la perte d’eau soit compensée naturellement. Ainsi, la qualité de l’eau est parfaite et les dépenses en énergie réduites.
D’autres dispositifs contribuent également à des économies d’eau. En installant un déchlorinateur sur la canalisation d’égout du filtre, l’eau de lavage ainsi déchlorée peut être réutilisée pour l’arrosage du jardin ou le lavage de la voiture. Autre dispositif : le préfiltre cyclonique qui se raccorde entre la pompe et le filtre. Lorsque la pompe est en marche, elle crée à l’intérieur de ce préfiltre une force centrifuge qui piège les déchets contenus dans l’eau jusqu’à 30 microns, soit près de 80 % de la pollution d’une piscine. Ainsi, le système de filtration s’encrasse-t-il moins, entrainant un espacement des lavages du filtre et une moindre consommation d’eau.