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Les 12 rénovations les plus demandées
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Les 12 rénovations les plus demandées

Usure, fuite, panne ou vétusté, recherche d'économies ou tout simplement choix esthétique, le déclencheur d'une rénovation est multiple. Voici la liste des 12 les plus souvent proposées par les professionnels de la piscine. Avec le but recherché et une description technique pour y parvenir.

1 – Remplacer le revêtement du bassin

C’est la rénovation la plus fréquente, quelle que soit la nature du revêtement d’origine.

Remplacer un liner par un autre ne présente pas de difficultés particulières, dès lors que les cotes exactes ont bien été relevées sur place. La durée de vie moyenne d’un liner est de 8 à 12 ans, voire jusqu’à 18 ans avec un entretien régulier et adapté ; les signes annonciateurs du remplacement sont la décoloration, les craquelures, les plissements sur les parois et les pertes d’étanchéité. Pour un propriétaire, il faut retenir qu’un revêtement fatigué ne se dégrade pas seulement visuellement : il peut aussi compliquer l’entretien courant, favoriser l’accrochage des salissures et rendre les défauts de surface plus sensibles au toucher.

Changer une membrane armée nécessite un travail de préparation après la dépose de l’ancienne. Précisons que la membrane armée est parfaitement adaptée à la rénovation de bassins quels qu’ils soient, ceux qui présentent des fuites, ceux de grande taille, de formes libres et désormais même les coques polyester. Cette solution intéresse souvent les particuliers parce qu’elle cumule deux fonctions en une seule intervention : elle redonne un aspect neuf au bassin tout en assurant l’étanchéité, à condition que le support ait été proprement préparé, assaini et rendu compatible avec la nouvelle pose.

Sur un bassin béton étanche qui ne présente aucune fuite, on conservera le carrelage en place en lui redonnant un éclat de jeunesse avec le remplacement des carreaux abîmés puis la réfection de l’ensemble des joints. Sur une maçonnerie ou une coque revêtue l’une ou l’autre d’un polyester en fin de vie, rénover à l’identique implique de poncer l’ensemble du bassin jusqu’à découvrir le mat de verre, pour y appliquer une nouvelle couche de polyester, puis une finition gel-coat.

2 – Réfection de l’étanchéité et réparation des fissures

Les piscines en béton sont particulièrement concernées par cette rénovation : avec le temps, les mouvements de terrain, les variations de température et l’usure des matériaux provoquent des fissures. Selon l’ampleur des dégâts, la réparation va de l’application d’un enduit ou d’une résine époxydique sur une fissure localisée jusqu’à la réfection totale de l’étanchéité du bassin. Pour un non-professionnel, la difficulté consiste surtout à distinguer une fissure superficielle, parfois seulement esthétique, d’une fissure active qui accompagne un défaut structurel ou une perte d’eau réelle.

La refonte de l’imperméabilisation est systématiquement menée lors de tout changement de revêtement. Pour une piscine étanche, un enduit d’imperméabilisation est appliqué sur le radier et les parois du bassin, avant la pose du nouveau revêtement, afin de garantir la longévité de l’ouvrage rénové. Cette étape intermédiaire reste peu visible une fois les travaux terminés, mais elle joue un rôle essentiel, car elle constitue le socle de la rénovation et évite que le nouveau revêtement ne soit posé sur un support déjà fragilisé.

3 – Rénovation de la filtration et de la pompe

Le système de filtration est un poste d’usure inévitable : les propriétaires remplacent régulièrement la pompe de filtration, lorsqu’elle est en panne ou devenue trop énergivore, ainsi que le filtre. Une filtration qui n’est pas correctement calibrée par rapport au volume du bassin et aux pertes de charges est source de déboires. Rénover la piscine est l’occasion d’y remédier en remplaçant ces équipements par des modèles de dernière génération. En pratique, une filtration mal dimensionnée se traduit souvent par une eau plus difficile à équilibrer, des temps de fonctionnement trop longs et un local technique plus bruyant qu’il ne devrait l’être.

Remplacer une pompe mono-vitesse par un modèle multivitesse offre de réels agréments et des gains en termes de confort sonore, de réduction d’énergie et d’efficacité de la filtration. Remplacer le filtre par un modèle de grande capacité espace considérablement les lavages, réduisant ainsi la consommation d’eau. Le choix s’oriente plutôt sur un filtre à sable ou à cartouches : le filtre à sable pourra être rempli non plus de sable mais de verre recyclé ou de zéolithe, aux performances de finesse de filtration excellentes ; pour le filtre à cartouche, un modèle multi-cartouches est préférable car il réduit la maintenance à une ou deux interventions annuelles seulement.

Remplacer le système de filtration sera également l’occasion de changer les canalisations du local technique et d’améliorer la circulation en diminuant les pertes de charges. Cette notion de pertes de charge, souvent jugée trop technique, désigne simplement les résistances rencontrées par l’eau dans les tuyaux, les coudes, les vannes et les équipements ; plus elles sont élevées, plus la pompe force inutilement. Une rénovation bien pensée vise donc à rendre le circuit hydraulique plus fluide, plus économe et plus cohérent avec les besoins réels du bassin.

4 – Modernisation du chauffage de l’eau

Le chauffage est le premier poste de consommation énergétique d’une piscine. L’équipement aujourd’hui le plus plébiscité est la pompe à chaleur (PAC). La PAC est un monobloc à installer à l’extérieur sur un support de niveau. Elle est raccordée au circuit hydraulique de la piscine par une double canalisation à tirer dans une tranchée depuis le local technique. Plus la PAC est proche du groupe de filtration, meilleur est le rendement. Un raccordement électrique est également à prévoir, et un by-pass est créé sur la tuyauterie de refoulement pour y greffer les canalisations de la PAC.

Pour un propriétaire, il est utile de comprendre que le bon fonctionnement d’une PAC ne dépend pas seulement de sa puissance annoncée, mais aussi de son implantation, de la qualité du raccordement hydraulique et de la période d’utilisation souhaitée. Une machine bien dimensionnée et correctement posée chauffera l’eau plus régulièrement, tout en limitant les cycles inutiles et les surconsommations.

5 – Remplacement de la couverture et des dispositifs de sécurité

accessible et dans un budget raisonnable, la piscine à couvrir doit être rectiligne. L’installation d’un volet dans un bassin rectiligne peut s’envisager en version hors-sol, mais lorsque l’esthétique prévaut, la version immergée l’emporte, idéalement dans un coffre avec mur de séparation bâti ou préfabriqué. Le choix dépend donc à la fois de la configuration du bassin, de la place disponible et du niveau d’intégration visuelle recherché autour de la piscine.

Depuis le 1er janvier 2006, la loi impose un dispositif de sécurité normalisé sur toutes les piscines familiales, ce qui a fortement stimulé l’installation ou le remplacement de bâches de sécurité, volets roulants et abris. Ces rénovations répondent également à un objectif d’économies d’eau et d’énergie, en plus de la sécurité. Au quotidien, une couverture limite aussi l’évaporation, réduit l’entrée des débris et soulage une partie du travail de filtration, ce qui explique qu’elle soit souvent choisie pour plusieurs bénéfices à la fois.

6 – Réfection des margelles et des plages

Les tendances esthétiques des margelles et plages ne sont plus celles d’il y a une vingtaine d’années, c’est pourquoi la rénovation de la piscine comprend souvent leur changement. Non seulement la rénovation des margelles et plages redonne un air de jouvence à la piscine, mais elle permet de réorganiser le lieu, en fonction des besoins et des usages qui se sont révélés au fil du temps. Parfois, c’est l’occasion d’envisager la construction attenante d’un pool house. Au-delà de l’aspect décoratif, ce poste influe aussi sur le confort de circulation, la sécurité des abords et la cohérence de l’ensemble avec la terrasse ou le jardin existant.

Ce travail de surface nécessite, plutôt qu’une dépose rarement possible, une démolition de l’existant. Aussi est-il préférable d’envisager une telle opération conjointement à une réfection Ce regroupement des travaux permet d’éviter de reprendre deux fois les mêmes zones et de mieux coordonner les niveaux, les pentes d’écoulement et les finitions entre le bassin et ses abords.

Refaire l’entourage de la piscine, c’est aussi l’occasion ou l’obligation d’une réfection des canalisations enterrées, surtout si une fuite d’eau a été localisée en sous-sol. C’est le cas des vieilles tuyauteries PVC longuement agressées par des eaux sur-chlorées ou d’une pose insuffisamment protégée pour supporter la pression du tassement des terres. La mini-pelle peut alors entreprendre de nouvelles tranchées, mais moins profondes lorsque la piscine en rénovation a franchi le cap des 20 ans, gage d’un tassement des terres suffisant.

7 – Remplacement de l’éclairage par des LEDs

Le remplacement des anciens projecteurs halogènes par des projecteurs LEDs immergés est l’une des rénovations les plus simples et rentables, permettant jusqu’à 80 à 90 % d’économies d’électricité sur l’éclairage, avec une durée de vie très supérieure. L’éclairage incandescent ou halogène ne permet pas les jeux de lumière de couleurs et donc de bénéficier d’ambiances différentes pour les occasions festives autour de la piscine. Au-delà de l’ambiance, l’éclairage participe aussi au confort d’usage du bassin en soirée et améliore la lisibilité des volumes d’eau depuis les abords.

Les projecteurs incandescents immergés sont conçus avec une lampe universelle qui peut être remplacée sans autres travaux par une ampoule à LEDs multicolores. Quant aux éclairages halogènes, ils sont incompatibles en raison de leur diamètre réduit : pour bénéficier des LEDs, il faut les desceller puis agrandir le trou dans la paroi pour sceller le nouveau modèle, plus grand. Si l’ampleur des travaux pose problème, il est possible d’installer une fibre optique en périphérie supérieure du bassin, sous margelles.

Le bon choix dépend donc du niveau de transformation souhaité : simple remplacement d’ampoule, changement complet de projecteurs ou création d’un éclairage d’ambiance périphérique. Dans tous les cas, les questions d’étanchéité des niches, de compatibilité électrique et d’accès futur pour la maintenance doivent être prises en compte avant de décider.

8 – Création ou rénovation d’un escalier, banquette ou balnéo

La création d’un escalier d’accès au bain se prévoit lors du changement de revêtement. Cette opération ne nécessite pas d’importants travaux lorsqu’elle est à l’intérieur du bassin, par exemple sous la forme d’un escalier d’angle, d’un escalier sur toute la largeur du bassin ou d’un escalier banquette. Une telle opération consiste à ne créer que des marches qui viennent en appui contre les parois existantes du bassin. Même s’il existe des modèles préfabriqués prêts à poser, ce type de création reste majoritairement bâti en maçonnerie. En revanche, tout type d’escalier extérieur au bassin oblige à La création d’un escalier est aussi l’occasion de doter le bassin de buses de balnéothérapie. Cet équipement de bienêtre accompagne les escaliers à large banquette, qui outre l’accès au bain offrent une aire de farniente agréable. De telles buses nécessitent d’être alimentées, d’où une indispensable tranchée au dos de la structure du bassin allant jusqu’au local technique pour y relier une canalisation raccordée à une pompe ou un surpresseur adéquat. C’est ainsi que les propriétaires profitent d’une rénovation pour transformer une simple échelle inox en un véritable espace de bien-être intégré.

9 – Dépose et remplacement des pièces à sceller

On remplace une pièce à sceller lorsque celle-ci est endommagée, comme souvent ces skimmers fendus par le gel à la suite d’un mauvais hivernage ou d’une absence de protections. Ces éléments, discrets en apparence, sont pourtant stratégiques, car ils assurent la liaison entre la structure du bassin, le revêtement et le réseau hydraulique.

L’opération, complexe, reste délicate. Il faut d’abord déposer voire casser les margelles et les dalles au droit de la pièce défectueuse, puis décaisser assez largement et en profondeur jusqu’à mettre à nu la canalisation. Le terrassement doit être de taille suffisante pour qu’un homme intervienne autour et en dessous, sans gêne. Selon la structure du bassin, en acier, en ABS, en bois, en maçonnerie ou béton armé, il faut déposer ou desceller la pièce. Dans de très rares cas, certains pisciniers tenteront de conserver le revêtement souple d’étanchéité en place, mais la majorité des professionnels le remplacent, les trous des brides de serrage devant se positionner très précisément.

Une fois la pièce désolidarisée de la structure, il reste à sectionner la tuyauterie pour la retirer définitivement, avant d’installer la pièce neuve et de procéder à l’opération inverse. Pour un propriétaire, ce type de réparation peut sembler disproportionné au regard de la taille de la pièce changée, mais c’est le prix d’une intervention durable et correctement étanchée sur un point sensible du bassin.

10 – Installation d’une régulation automatique ou d’une domotique

Un traitement automatique de l’eau par régulation plus adaptée pour se dispenser de cette contrainte hebdomadaire. L’automate s’en charge selon les analyses de l’eau qu’il effectue par ailleurs. Cet équipement s’installe dans le local technique, relié à la canalisation de refoulement et raccordé électriquement au coffret piscine. Des modèles perfectionnés préviennent sur smartphone lorsque le produit arrive en fin de bidon. Pour de nombreux propriétaires, ce type d’appareil ne remplace pas toute vigilance, mais il réduit nettement les écarts de traitement et facilite le maintien d’une eau plus stable.

Pour beaucoup, le nec plus ultra, c’est la domotique piscine : ce système complet d’automatismes gère tous les paramètres de la piscine , temps de filtration, traitement de l’eau, encrassement du filtre, chauffage de l’eau, éclairage subaquatique, nettoyeur automatique. Les modèles les plus évolués tiennent compte des bulletins météo pour différer un remplissage automatique du bassin lorsque de la pluie est annoncée, ou pour déclencher un lavage de filtre lorsque le niveau est trop haut. L’installation au local technique est plus complexe qu’une simple régulation du traitement d’eau : il faut se greffer à la canalisation de refoulement, installer des sondes voire une électrovanne et relier l’ensemble au boîtier centralisateur intelligent. Ce dernier analyse chaque paramètre et commande les équipements en fonction du programme ou des notifications adressées sur smartphone, permettant au propriétaire ou au pisciniste d’interagir à distance.

11 – Modification de la structure du bassin existant

Les piscines de grande profondeur, de forme libre ou de volume d’eau conséquent n’ont plus la cote. Lors d’une rénovation, ces bassins font de plus en plus l’objet de remodelages, parce que le fond plat plaît pour les jeux d’eau en famille, les formes rectilignes accueillent aisément les volets flottants automatiques, et un plus faible volume réduit considérablement la consommation d’eau et de produits. Cela implique de casser partiellement la structure existante, voire de démolir toute la piscine pour repartir à zéro.

À titre d’exemples, un fond de bassin est rehaussé en comblant par du gravier concassé, après installation d’une nouvelle bonde de fond, et un nouveau radier est coulé ; une paroi est redressée en élevant un mur rectiligne qui se greffe sur l’existant ; le volume du bassin est considérablement réduit en combinant les deux interventions. Pour un propriétaire, ce type de transformation change en profondeur l’usage quotidien du bassin : moins d’eau à chauffer, moins de produits à corriger, et souvent une meilleure compatibilité avec les équipements modernes.

Quant à reconstruire une nouvelle piscine, le poste le plus délicat reste la démolition, le plus souvent réalisée dans un environnement existant que les propriétaires ne souhaitent pas voir perturbé par un long chantier. Rebâtir une nouvelle piscine, c’est l’assurance de repartir avec un ouvrage fiable à 100 %, au niveau de la structure, des pièces scellées, des canalisations, avec des plages esthétiques. Cette option peut paraître radicale, mais elle devient parfois la plus rationnelle lorsque les défauts accumulés de l’ancien bassin rendent les réparations successives trop lourdes ou trop incertaines.

12 – Créer un coffre immergé avec volet automatique

accessible et dans un budget raisonnable, la piscine à couvrir doit être rectiligne. L’installation d’un volet dans un bassin rectiligne peut s’envisager en version hors-sol, mais lorsque l’esthétique prévaut, la version immergée l’emporte, idéalement dans un coffre avec mur de séparation bâti ou préfabriqué. Et question esthétique, un mur en maçonnerie revêtu comme le reste du bassin offrira le meilleur rendu.

On crée un coffre de volet, soit en élevant un mur de séparation dans le bassin existant, réduisant ainsi d’un mètre environ la surface de nage, soit en construisant un coffre à l’extérieur du bassin que l’on relie à l’existant ; cette deuxième solution implique évidemment des travaux de terrassement. La mise en place d’une bonde de fond est indispensable lorsque le mur de séparation repose sur le radier. Sinon, il faut bâtir le mur en suspension pour laisser circuler l’eau en partie basse du coffre. La structure du coffre terminée, prévoir ensuite la pose du revêtement d’étanchéité conjointement avec le reste du bassin.