Définition et principe du débordement
Le principe de fonctionnement repose sur un système ingénieux de double bassin. L’eau déborde continuellement du bassin principal, s’écoulant dans une goulotte ou un bassin secondaire appelé bac tampon, situé en contrebas Ce bac tampon, représentant généralement 10% de la surface totale de la piscine, joue un rôle crucial dans la gestion du débit d’eau et son acheminement vers le système de filtration. Une fois l’eau filtrée et traitée, elle est renvoyée dans le bassin principal grâce à des buses de refoulement stratégiquement placées au fond ou sur les côtés du bassin. Ce circuit fermé assure une circulation constante de l’eau, garantissant ainsi sa propreté et créant l’effet de débordement caractéristique.
La technique de construction
Outre ce bac tampon d’ailleurs équipé d’un préfiltre, d’une bonde de fond, d’un trop plein et d’un système de remplissage automatique, la piscine à débordement requiert d’autres aménagements. Tout d’abord un réseau de canalisations permettant une hydraulicité inversée, idéale pour assurer une circulation optimale. Il s’agit de placer les buses de refoulement en fond de parois ou de bassin pour pulser l’eau vers la surface, ou vers le débordement. Ensuite une pompe plus puissante car à piscine d’un volume égal, la reprise d’eau sur un ou plusieurs côtés du bassin est beaucoup plus importante que celle assurée par les skimmers. Pour un débordement sur un seul côté, on met en général en place un déversoir avec un bac-tampon ouvert et visible. Cette configuration permet de profiter visuellement de la chute d’eau. Mais étant à l’air libre, il va subir des pollutions. Le nettoyage du bac est donc impératif. Son accessibilité devra donc être étudiée pour permettre le passage de l’épuisette, du balai manuel ou du robot. Pour un débordement périphérique, quatre configurations sont envisageables, sachant que dans chaque cas, le bactampon sera invisible et fermé, la plupart du temps situé en local technique. Seule la disposition « surélevée » permet de voir le déversoir périphérique. Les trois autres dispositions « avec apparent que le plan d’eau, appelé miroir car il affleure le niveau de la plage. Enfin si le débordement était autrefois réservé aux seuls bassins en béton, le débordement est maintenant possible avec une structure préfabriquée, panneaux, coffrage ou coque.
La surface de l’eau toujours propre
Le débordement permet d’écrémer la totalité du plan d’eau dont la surface est donc très rapidement « nettoyée » et reste propre, surtout lorsque l’essentiel de la pollution, débris végétaux ou dépôts gras dus aux nageurs, se retrouve sur le plan d’eau. La pollution étant rapidement dirigée vers l’installation de la filtration, sa prolifération dans le bassin s’en voit considérablement limitée. Les autres déchets n’ont pas non plus le temps de se diluer ou de tomber dans le fond du bassin, la qualité de l’eau est sans conteste améliorée. L’excellence de l’écrémage de surface perdrait toutefois tout son intérêt si l’écoulement sur la lame d’eau n’était pas assez rapide d’où l’intérêt d’une pompe puissante. Débris et salissures, faute d’être fortement « poussés » pour chuter afin d’être acheminés vers le bac-tampon, risqueraient de rester bloqués sur l’arête du débordement.
Bien choisir son professionnel
Le bassin nécessite une réalisation qui ne peut être confiée qu’à un professionnel averti. En effet, la chute de l’eau du bassin s’effectue sur une « arête de débordement » située au sommet de la ou des parois concernées. L’épaisseur de cette lame d’eau, à cet endroit précis, doit être comprise entre 3 mm et 8 mm et cette épaisseur doit être identique en tout point du débordement. Un défaut de niveau de quelques millimètres suffirait à empêcher ou à gâcher ce débordement. Seule une tolérance de 1 mm par mètre linéaire est possible. A l’évidence, plus le linéaire de débordement est important plus la réalisation est délicate et ne souffre d’aucune imperfection, sous peine de ne pas fonctionner correctement en remettant en cause l’écrémage de la totalité du plan d’eau.





