Les margelles
Fixées sur la partie supérieure de la paroi du bassin, elles le soulignent, le protègent et l’entourent, sauf pour une piscine à débordement où dans ce cas, elles disparaissent. D’une largeur moyenne de 30 cm, elles se présentent le plus souvent sous une forme de bloc galbé avec un plan incliné vers l’extérieur, pour favoriser l’évacuation des eaux de ruissellement hors du bassin.
On utilise pour les margelles deux catégories de matériaux : les matériaux préfabriqués et les matériaux naturels. Parmi les matériaux préfabriqués, citons la pierre reconstituée. Réalisé par moulage, ce produit résiste aux intempéries, au gel et est très facile d’entretien. L’aspect peut être parfaitement lisse ou un peu rugueux, selon le style que l’on souhaite donner : très moderne ou plus rustique. Souple, s’adaptant à toutes les formes, la pierre reconstituée offre un très large éventail de couleurs, des roses aux ocres. Elle imite à merveille les vieilles pierres, le marbre ou le bois. Si l’on recherche des matériaux plus authentiques, on pense bien sûr à la pierre naturelle avec le choix entre calcaire, grès, ardoise, schiste, quartz…
Quant à la brique et à la terre cuite, on les choisit plutôt dans des régions méditerranéennes car elles sont moins résistantes au gel et peuvent devenir légèrement glissantes avec le temps. La terre cuite issue d’argiles naturelles est chauffée à très haute température. Elle a une spécificité thermique : elle reste insensible aux brûlures du soleil. Elle dispose d’une palette très riche de couleurs chaudes qui fait merveille dans le cadre des piscines méditerranéennes. Avec son rebord arrondi et confortable, la margelle est aussi un point d’appui pour le baigneur.
La plage
Elle prolonge les margelles et forme souvent avec celles-ci une harmonie très homogène, sans rupture de style. Elle est généralement proportionnelle à la taille du bassin, de 2,50 m à 3 m pour les grands bassins.
N’oublions pas que la vedette, c’est la piscine ! La plage peut être installée de façon symétrique tout autour du plan d’eau, si elle ne sert que d’aire de bronzage ou de part et d’autre, jouant ainsi avec l’ombre et le soleil ; si elle fait office d’aire de jeux ou de coin repas, elle doit être suffisamment large et l’ombre recherchée.
Si l’on souhaite un espace de bronzage « mi-eau, mi-sol », la plage immergée est la solution idéale. Le matériau choisi doit être antidérapant et antigélif, afin que la plage ne s’écaille et ne se fende. Il doit être facile d’entretien, résistant aux taches et aux mousses végétales.
Comme pour les margelles, les matériaux les plus utilisés sont la pierre reconstituée ou la pierre naturelle. La pierre reconstituée est composée d’un mélange de poudre de pierre et de ciment. Elle est moins onéreuse que la pierre naturelle et il existe pour elle deux modes de pose : l’opus romain qui crée des lignes géométriques régulières, à partir de dalles rectangulaires ou carrées ; l’opus incertum crée des dalles irrégulières, et offre plus de fantaisie et moins de rigidité. La réalisation étant faite par moulage, il existe une grande diversité de formes. La pierre reconstituée peut imiter l’ardoise, le travertin ou le bois.
La plage peut être aussi constituée de pierres naturelles : calcaire, ardoise, granit, grès, schiste, quartz, marbre… Cette grande variété permet des créations sur-mesure. La brique et la terre cuite peuvent apporter leurs tonalités chaudes et joyeuses, mais on les trouve plus volontiers dans les régions méditerranéennes.
Très tendance, le bois s’empare de la plage, sous forme de lames qui s’emboîtent entre elles. Il est modulable et démontable. Du brun à l’argenté, le teck règne en maître. Imputrescible, pérenne, il a beaucoup d’atouts. D’autres arbres exotiques peuvent être utilisés : le jatoba, l’iroko, l’ipé, ou le red cedar. Ces bois se patinent avec le temps comme le teck, avec l’avantage d’être plus économiques.