La piscine intérieure
La piscine intérieure représente l’option la plus luxueuse et confortable pour nager en hiver. Elle fait rêver car elle véhicule l’image d’un lieu convivial et chaleureux offrant en permanence une baignade toujours à température optimale. Qu’elle occupe une pièce de la maison ou qu’elle se niche en sous-sol, la piscine intérieure constitue un espace de bien-être exceptionnel. A l’abri des intempéries et du froid, elle devient une pièce de vie indispensable, une pièce de réception… presqu’accessoirement agrémentée d’un bassin ! La piscine intérieure n’est alors plus dédiée exclusivement à la baignade.
Outre le côté agréable et fédérateur d’un espace qui permet à tous les membres d’une famille, toutes générations confondues, de se baigner dans une ambiance feutrée, où la température est toujours plaisante, l’atout majeur réside dans le fait que ce plaisir se renouvelle chaque jour de l’année. Ce lieu magique invite aux retrouvailles, et cette magie opère d’autant plus quand l’eau de la piscine est en mouvement par le truchement de la filtration ou le bassin illuminé par le jeu de couleurs qui, grâce aux projecteurs multicolores immergés, se reflètent dans la pièce.
Un entretien simplifié
Autre atout, la piscine intérieure est en permanence protégée des agressions extérieures comme les intempéries, la pollution environnementale ou les ultra-violets. Elle réclame peu ou pas d’attention particulière ni d’entretien spécifique par rapport à son alter égo extérieur, hormis l’incontournable traitement d’eau, lequel est, de nos jours, de plus en plus automatisé. L’eau n’étant polluée que par les baigneurs et non plus par les éléments extérieurs, son traitement requiert beaucoup moins de produits bactéricides, de correcteur de pH et antialgues qu’une piscine extérieure.
Cet espace, certes protégé par un toit et des murs n’est pour autant pas condamné à rester clos en permanence, dès lors qu’il est équipé d’ouvertures. Seules les configurations en sous-sol en sont dépourvues. Ainsi, en présence de baies vitrées, la vue depuis l’intérieur sur l’extérieur offre une sensation d’espace dès lors que ces baies sont ouvertes, notamment en plein été. Une situation qui renforce cette notion de pièce de vie supplémentaire, où l’on peut y croiser des canapés ou un salon avec table et fauteuils.
Construction et équipements
Béton, maçonnerie, panneaux modulaires acier ou en plastique, ossature bois, monocoque polyester…, une piscine d’intérieur accepte toutes les techniques de construction pour bâtir sa structure. Pour le revêtement, dès lors que l’eau dépasse régulièrement 28°C, le liner est déconseillé car des plis irrémédiables sont susceptibles de se former. Il faut alors opter pour une membrane armée adaptée à l’eau chaude jusqu’à 30, voire 32°C. Sinon, le polyester armé de fibres de verre convient parfaitement, de même que les enduits projetés, ou encore le carrelage sur une structure étanche. Côté technique, il faut prévoir un certain nombre d’équipements comme un système plus de celui de l’eau, un dispositif de renouvellement de l’air et une couverture du plan d’eau pour empêcher le phénomène d’évaporation.
L’abri haut ou la véranda
L’abri haut vous libère des caprices de la météo et des températures fraîches de l’hiver et de l’intersaison. La véranda, elle, prolonge la maison en la dotant d’une véritable piscine intérieure. Les deux allongent la saison de la baignade tout en facilitant l’entretien du bassin et, en cette fin d’année, dispensent d’une mise en hivernage de votre piscine. Ceux qui ont équipé leur piscine d’un abri haut ou d’une véranda témoignent du confort qu’offre la possibilité de marcher et vivre sous une telle structure.
l’entretien du bassin, l’abri haut tout comme la véranda vous permet de créer une pièce à vivre, aménagée selon votre goût et conforme à l’obligation de protection et de sécurité. Ces véritables extensions de l’habitation doivent être dotées d’éclairages intérieurs participant à l’ambiance feutrée, d’un chauffage de capacité suffisante pour traiter l’ensemble de l’espace et d’un déshumidificateur qui lutte efficacement contre les phénomènes d’évaporation, même si pour limiter ces effets, une couverture ou un volet est toujours utile et souhaitable. L’implantation du bassin détermine le choix entre l’abri et la véranda. Les abris hauts conviennent prioritairement aux piscines en retrait de l’habitation.
L’abri haut fixe
L’abri haut fixe est constitué d’une structure permanente, fixée au sol, qui ne permet pas de découvrir la piscine, avec pour objectif de créer un espace de loisir nouveau, principalement dédié au repos et au plaisir de la piscine. D’une hauteur pouvant aller jusqu’à 3 m environ, c’est une structure qui en principe permet de se tenir debout sur une longueur illimitée. Sa réalisation mérite d’y prêter beaucoup d’attention et de soin quant au choix du modèle qui conviendra le mieux à votre mode de vie. Les éléments composant la structure sont presque exclusivement métalliques, travaillés de manière angulaire avec une structure à pans coupés et un toit formé par plusieurs angles, ou de manière cintrée, le toit en forme de cintre accentuant la fluidité de l’ensemble. Un système d’ouvertures latérales assure l’aération de l’abri mais l’installation d’un déshumidificateur est fréquemment recommandée pour éviter une condensation trop importante.
Difficile pour un abri fixe haut de se fondre dans le paysage, mais les possibilités offertes par les fabricants présentent de multiples possibilités d’intégration de ce volume, pour donner à l’ensemble une véritable personnalité.
L’abri haut adossé
La tentation était grande, lorsque la piscine jouxte l’habitation, de concevoir un abri permettant, quelles que soient les conditions météorologiques, de passer simplement de l’un à l’autre. Plus simple, et moins coûteux qu’une véranda, ainsi naquit l’abri adossé. C’est donc un abri haut, fixe ou télescopique, qui crée dans les meilleures conditions économiques une pièce supplémentaire, laissée à l’air ambiant ou chauffée, aménagée pour le bien-être. Si la partie la plus haute est celle qui est généralement accolée à la maison, toutes les formes, toutes les couleurs de structures sont possibles pour une intégration optimale au double environnement habitat et espace extérieur. Le surmesure est en effet proposé par la plupart des fabricants, et lorsque tel n’est pas le cas, la variété des dimensions proposées, comme celle des formes permet à chaque marque de répondre au cahier des charges et au projet du propriétaire.
A la belle saison, si l’abri adossé ne permet pas de découvrir entièrement le bassin, les versions coulissantes sont appropriées pour les régions les plus chaudes. Coté avantages, la liste est longue : tout d’abord, l’abri adossé peut créer un espace et un volume conséquents autour de la piscine ; de quoi installer meubles, espace de repos et plantes. Ensuite, ainsi protégé, l’entretien du bassin sera grandement simplifié et son coût moindre : plus de feuilles l’automne, moins d’insectes dans l’eau toute l’année, et surtout une température de l’eau qui subit de moindres variations, l’absence d’hivernage.
L’abri haut télescopique
Il concerne toutes formes d’abris permettant de découvrir tout ou partie de la surface du bassin. En position ouverte, les éléments de taille différente viennent s’encastrer dans un élément fixe plus ou moins éloigné du pourtour de la piscine.
Beaucoup de possibilités en la matière sont aujourd’hui proposées par les fabricants pour ces abris afin d’assurer en permanence une parfaite circulation voire plus autour du bassin. Décider d’une partie fixe à une seule extrémité du bassin ou bien à chacune des extrémités permet une ouverture selon vos envies. Certains sont à ouverture centrale, c’est-à-dire que l’ouverture se fait par le centre, chaque moitié pouvant coulisser vers chaque extrémité du bassin.
La véranda, prolongement de la maison
Profiter de la piscine toute l’année, quel que soit le lieu, l’heure ou le temps, c’est ce qu’offre la véranda, avec l’avantage de communiquer directement avec la maison. C’est pourquoi l’implantation et la construction de la véranda doivent être soigneusement réfléchies : orientation, style, matériaux, couleurs et aménagements sont choisis pour s’intégrer à l’habitation et à son style. L’une des principales différences avec l’abri haut tient à son mode de fixation ; la véranda est ancrée dans le sol quand l’abri possède généralement un système d’ouverture par glissement sur rail, qui peut découvrir tout ou partie du bassin.
C’est tout à la fois une architecture élaborée, des matériaux nobles et une parfaite isolation qui caractérisent la véranda et la distingue des abris. Ici, le sur-mesure règne dans une configuration qui peut être indépendante ou au contraire s’appuyer sur la maison dont elle constitue un lumineux prolongement. Aujourd’hui, les toits s’ouvrent ou s’entrouvrent, l’éclairage se fait efficace et discret en étant intégré à la structure généralement en aluminium. Véritable construction, la véranda nécessite permis de construire et plans détaillés que les bureaux d’études des professionnels choisis pour sa construction géreront pour vous. Une construction qui fait appel à un vitrage isolant, qui maintient une température agréable et favorise un effet de serre qui réchauffe l’eau du bassin.
Chauffer l’eau de la piscine
Une eau trop froide n’incite pas à la baignade et l’usage d’une piscine est en France généralement limité aux trois mois d’été, de juin à août. En optant pour un dispositif de chauffage de l’eau, vous profiterez de votre bassin selon les régions d’avril à octobre, et même toute l’année avec une piscine intérieure. Pompe à chaleur, capteurs solaires, réchauffeur électrique ou échangeur thermique, voici quatre techniques et dispositifs pour chauffer l’eau, avec un avantage aux deux premiers pour leur efficacité ou leur mode écologique.
La pompe à chaleur
Prolonger la saison de la baignade, bénéficier d’un système efficace et écologique, voilà le dispositif de chauffage le plus efficace et le plus performant. La pompe à chaleur ou PAC se nourrit des calories naturellement présentes dans l’air ambiant et les restitue dans l’eau de la piscine. Son secret, c’est de restituer plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Le principe de la pompe à chaleur consiste à capter les calories présentes dans l’air ambiant pour les restituer à l’eau du bassin. On parle ainsi de PAC Air/Eau, Air représentant le milieu où la chaleur est prélevée, Eau celui où elle est transmise. Il existe toujours des calories récupérables dans l’air extérieur, même lorsqu’il fait froid dehors et y compris lorsque la température est négative !
La pompe à chaleur se compose d’un compresseur, d’un échangeur de chaleur que l’on appelle évaporateur et d’un autre échangeur appelé condenseur. Au cœur de cet équipement circule un fluide frigorigène qui change d’état, tantôt liquide, tantôt gazeux, selon la pression à laquelle il est soumis dans chaque partie du circuit ; ce changement d’état provoque d’un côté une absorption de chaleur et de l’autre un dégagement de chaleur. Pour 1 kWh électrique consommé, la PAC rend en moyenne 4 kWh de chaleur. On dit alors que son COP (coefficient de performance) est de 4. Mesuré par le fabricant, le COP est en règle générale calculé pour une température extérieure de 15°C.
Pour comparer l’offre des marques, il faut vous assurer que les mesures de ce COP ont été effectuées à la même température : avec un air extérieur à 25°C, une pompe à chaleur est naturellement plus performante qu’à 10 ou 15°C. La puissance de la PAC sera enfin dépendante du volume d’eau de votre bassin ; pour une piscine de 60 m2, soit 90 m3 d’eau, la puissance optimale, certes en fonction de l’usage et de la situation géographique, sera de 15 kW. Ajoutons enfin que certains modèles de PAC sont dits « réversibles », c’est-à-dire qu’ils peuvent produire du froid. Dans le sud et par temps caniculaire, voilà un système ingénieux pour refroidir l’eau du bassin.
Sur une piscine en construction comme sur un bassin existant, la pompe à chaleur s’installe sans difficulté, ne nécessitant qu’un raccordement électrique et un raccordement hydraulique par by-pass sur le circuit de filtration. A proximité du local technique pour limiter les déperditions de chaleur dans les tuyaux et les pertes de charges sur la pompe de filtration, on veillera à laisser un espace minimum de 50 cm entre la PAC et toute paroi ainsi que quelques mètres entre la grille de ventilation et le premier obstacle naturel ; placer la pompe à chaleur sur une surface plane, de préférence bétonnée, est vivement recommandé. Ces précautions permettront à l’air extérieur de passer correctement à travers le condenseur et à l’air refroidi d’être expulsé sans être aspiré à nouveau. Certains constructeurs présentent des équipements qui sont intégrés au bâti, le mur de la maison ou celui du local technique. Grille sécurisée, récupération de la condensation et séparation des flux d’air sont prévus pour un effet esthétique.
C’est son rendement énergétique qui fait de la pompe à chaleur un investissement rentable. Economique dans son fonctionnement, le système de pompe à chaleur ne souffre que d’un défaut, la lenteur de mise en chauffe. Comptez en moyenne une centaine d’heures pour gagner 5 à 8°C, et une bonne semaine, au printemps ou à l’automne, pour atteindre 28°C, température idéale pour un bain confortable. Un système de programmation est donc indispensable, surtout si votre piscine se situe dans votre résidence secondaire.
Avant de choisir la pompe à chaleur qui équipera votre piscine, il est indispensable de faire un bilan thermique de votre projet. Le volume du bassin, l’utilisation annuelle, la zone climatique, la présence éventuelle d’une couverture ou d’un abri, de nombreux paramètres sont à prendre en compte pour choisir votre PAC, et notamment sa puissance. Pour ce choix comme pour l’installation, un professionnel est vivement recommandé.
Les capteurs solaires
Les capteurs solaires pour piscine se présentent sous forme de panneaux semi-rigides à assembler les uns aux autres ou de rouleaux de longs tapis souples. Posés à même le sol, accrochés à un mur ou fixés sur une toiture, ces capteurs solaires réchauffent l’eau du bassin par rayonnement direct du soleil, l’eau circulant à l’intérieur d’un ensemble de petits capillaires unifiés les uns aux autres. Le rendement d’une telle surface développée…
Majoritairement noirs, certains capteurs semi-rigides sont également de couleur terracotta pour s’intégrer harmonieusement sur des tuiles rouges. Leur moindre rendement peut être compensé par un ou deux capteurs supplémentaires. Dans tous les cas, la surface développée nécessaire est fonction de la dimension du plan d’eau à chauffer, en tenant compte de la capacité de l’ensoleillement du lieu et de la distance séparant les capteurs de la piscine. La surface des capteurs solaires équivaut généralement à la moitié de celle du plan d’eau.
Le réchauffeur électrique
Le réchauffeur électrique fait circuler l’eau de la piscine à l’intérieur d’une chambre hydraulique étanche, qui renferme un ou plusieurs thermoplongeurs (des résistances électriques immergées) de plus ou moins forte intensité, selon le volume du bassin et les souhaits en termes de montée en température. Installé dans le local technique, le réchauffeur électrique est raccordé au circuit de refoulement en sortie de filtration, avec généralement un by-pass. La forte puissance électrique absorbée par certains modèles nécessite obligatoirement une alimentation spécifique de forte section, provenant directement du tableau général.
L’échangeur thermique
L’échangeur de chaleur met en contact deux fluides différents, de sorte que l’un particulièrement chaud contribue activement à la montée en température du second, par échange de calories. La chaleur du circuit primaire est produite par une chaudière au fioul ou au gaz, généralement celle qui équipe la maison.
La déshumidification de l’air et la piscine intérieure
La déshumidification de l’air est un aspect crucial pour les piscines intérieures, jouant un rôle essentiel dans le confort des baigneurs et la préservation du bâtiment. L’humidité dégagée par l’eau du bassin, si elle n’est pas gérée correctement, peut entraîner plusieurs problèmes. Tout d’abord la condensation qui procure une sensation de froid inconfortable pour les baigneurs et peut endommager les structures et les châssis. A celle-ci s’ajoute les risques de détérioration du lieu, l’excès d’humidité pouvant provoquer le décollement des peintures, l’apparition de moisissures et la formation de rouille sur les parties métalliques.
Ajoutons aussi les risques sanitaires où le développement de moisissures et de bactéries est nocif pour la santé, l’inconfort d’une humidité excessive qui crée une sensation d’étouffement et de moiteur pour les utilisateurs et enfin les problèmes de visibilité, la buée sur les surfaces vitrées gênant la vue vers l’extérieur ou l’intérieur du bassin. Pour ces raisons, il est crucial de maintenir un taux d’humidité optimal, généralement entre
Le fonctionnement de la déshumidification
Le processus de déshumidification vise à transformer l’air chaud et humide en air plus chaud et sec, stabilisant ainsi le taux d’hygrométrie. Le process est simple : l’air chaud et humide de la pièce est aspiré par le déshumidificateur, il est ensuite refroidi vapeur d’eau se condense. L’air passe ensuite par un échangeur chaud, un condenseur où il est réchauffé. L’eau condensée est évacuée sous forme liquide et l’air déshumidifié et réchauffé est renvoyé dans la pièce.
La nécessaire étude thermique
Avant d’installer un système de déshumidification, il est crucial de réaliser une étude thermique. Cette étude permet de déterminer précisément les besoins en déshumidification en fonction des caractéristiques spécifiques de la piscine et de son environnement. Il faut pour cela suivre plusieurs étapes clés.
La collecte des données est la première étape : Dimensions du bassin, surface et profondeur de la piscine pour déterminer le volume d’eau, dimensions de la pièce, mais aussi les paramètres environnementaux avec la température souhaitée de l’eau, généralement entre 26°C et 28°C, et la température ambiante désirée, idéalement 1 à 2°C au-dessus de celle de l’eau. On ajoutera le taux d’humidité cible (entre 60 % et 70 %), les caractéristiques du bâtiment dont la surface vitrée et la qualité d’isolation et pour terminer, les données concernant l’utilisation de la piscine, sa fréquence d’utilisation et le nombre moyen de baigneurs.
Le calcul de l’évaporation détermine le volume d’eau évaporée par heure. A titre indicatif, une piscine de 8 m par 4 m avec une eau à 27°C et un air à 28°C dégage environ 4,6 litres d’eau par heure. Suit l’analyse des pertes thermiques qu’il s’agisse de pertes par évaporation, pertes sur les parois ou sur les vitrages. Des logiciels spécialisés simulent le comportement thermique de l’ensemble pour valider les choix techniques. En réalisant cette étude thermique détaillée, vous pourrez dimensionner correctement les équipements nécessaires pour maintenir un environnement confortable et sain dans votre piscine intérieure, tout en optimisant la consommation énergétique.
Les équipements de déshumidification
Le principal appareil utilisé pour la déshumidification est le déshumidificateur d’air. Il fonctionne sur le principe d’une pompe à chaleur air/air. L’air chaud et humide de la pièce est aspiré en partie basse avant de passer successivement à travers un échangeur froid et un échangeur chaud. La majeure partie de la vapeur d’eau se liquéfie sur la partie froide. Il s’agit donc d’un transfert de calories qui permet de transformer un air chaud et humide en air plus chaud et sec. Ce procédé affiche deux atouts importants : d’une part la chaleur latente de condensation de l’eau contenue dans l’air est récupérée au profit du chauffage de la pièce, d’autre part il limite l’apport d’air neuf aux seuls besoins hygiéniques.
Les déshumidificateurs sont de trois types différents, qui sont associés à la taille de la piscine, à son volume d’eau et aux dimensions de l’espace qui abrite ce bassin. Les consoles à poser ou à suspendre sont des appareils monoblocs qui ne nécessitent pas de gaines et sont adaptés aux petits espaces et au bâtis existants puisque seules une prise de courant une évacuation sont nécessaires. Attention toutefois à la distance minimale, deux mètres, prévue par la réglementation entre le déshumidificateur et le bord du bassin. Les déshumidificateurs encastrés s’intègrent discrètement dans les murs ou les faux plafonds. On privilégie ici l’esthétique et le gain d’espace autour du bassin puisque l’équipement est logé dans le local technique ou une pièce annexe.
La condensation, l’ennemi numéro 1
Même si le déshumidificateur est un allié de choix, il ne résout pas à lui tout seul le phénomène de condensation lié à un taux d’hygrométrie trop important. Les parois de la pièce doivent être équipées de matériaux hydrofuges (insensibles à l’humidité), de revêtements anticorrosion et certaines zones totalement étanchéifiées. Les baies vitrées, très présentes dans les piscines intérieures, doivent nécessairement être équipées de vitrages isolants et de châssis à rupture de pont thermique sous peine d’évasion calorique très forte. Détail qui a son importance, l’isolation phonique joue aussi un rôle, car la pièce fera caisse de résonnance. Aujourd’hui, certains matériaux de parois prennent en compte toutes ces caractéristiques.
Choisir un volet ou une couverture
Le principal défi à mener est celui de l’humidité engendrée par l’évaporation dans une piscine intérieure. La solution la plus efficace est donc d’équiper le bassin avec une couverture isotherme ou un volet roulant. Leur capacité à maintenir la température de l’eau et à contrer l’évaporation sera précieuse. Conséquence non négligeable, ces systèmes permettront de réaliser des économies substantielles sur les dépenses liées au rentre pas dans le cadre de loi qui ne s’applique uniquement que pour les piscines de plein air, ils apporteront une sécurité supplémentaire pour protéger le bassin et les enfants de tout risque de noyade.
Ventilation et isolation thermique
Un système de renouvellement de l’air est indispensable pour maintenir une atmosphère saine et confortable. Cela permet d’évacuer l’excès d’humidité et les odeurs éventuelles des produits de traitement de l’eau du bassin. Les systèmes de ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux sont particulièrement efficaces, car ils permettent de récupérer la chaleur de l’air extrait pour préchauffer l’air entrant, réduisant ainsi les coûts de chauffage.
Une isolation thermique performante est essentielle pour minimiser les pertes de chaleur et réduire les coûts énergétiques. Les murs, le sol et le plafond doivent être isolés avec des matériaux à haute performance thermique, tels que la laine de roche, le polystyrène extrudé ou la mousse polyuréthane. Une attention particulière doit être portée aux ponts thermiques, notamment au niveau des jonctions entre les différents éléments de la structure.
En conclusion, se baigner et nager l’hiver nécessite une installation bien pensée et des équipements adaptés. Que ce soit une piscine intérieure, un bassin sous véranda ou un abri haut, chaque solution offre ses avantages spécifiques. L’investissement dans des équipements de qualité comme une pompe à chaleur, un déshumidificateur et un système de chauffage efficace garantit un confort optimal et une utilisation prolongée tout au long de l’année. Avec une bonne planification, une attention particulière aux aspects techniques et un entretien régulier, ces espaces aquatiques deviennent de véritables havres de bien-être, permettant de profiter des plaisirs de la natation quelle que soit la saison.














