La filtration
La qualité de l’eau de la piscine dépend prioritairement de cette étape indispensable, préalable au traitement chimique. Une eau belle et saine, tel est le souhait de tous les propriétaires de piscine. Pour obtenir un résultat cristallin, tant pour le plaisir des yeux que celui du bain, il faut associer à la bonne circulation de l’eau une filtration optimale et un traitement adapté. L’eau du bassin recueille deux sources de pollution. Il y a les particules visibles à l’œil nu apportées par la nature et les utilisateurs, et les particules invisibles qui contaminent l’eau. Les premières sont gérées par la filtration (action physique), les secondes par le traitement (action chimique).
Le skimmer, cette pièce essentielle assure une mission de la plus haute importance car elle permet l’aspiration de surface et élimine par écrémage le film superficiel de l’eau, zone de prédilection pour la plupart des germes et déchets. Il est équipé d’un panier facilement accessible pour récupérer les végétaux, insectes et autres gros débris, et d’un volet pour n’aspirer que les quelques millimètres d’eau à écrémer.
Pour qu’elle entame son parcours de filtration, l’eau doit suivre un sens de circulation cohérent à l’intérieur du bassin. Plusieurs dispositions sont possibles en fonction de la forme de l’implantation pour réaliser un brassage et une giration efficaces. Généralement, les skimmers (aspiration de l’eau) et les buses de refoulement (injection de l’eau filtrée) prennent place sur des parois opposées.
Les pompes de filtration
La pompe de piscine est un organe crucial pour la bonne conservation de l’eau et le maintien en parfait état du bassin, d’où l’importance de bien choisir le modèle, tant pour ses enjeux techniques, économiques, qu’écologiques. Elle empêche le plan d’eau de rester inerte pour ne pas favoriser le développement d’algues et de bactéries en initiant un mouvement de surface régulier et idéalement un brassage en volume lorsque la piscine dispose d’une est reliée hydrauliquement. Cette association pompe et filtre est appelée groupe de filtration.
Une pompe de piscine est composée de trois parties distinctes accouplées les unes aux autres pour former un ensemble monobloc. L’arrière embarque un moteur électrique synchrone, c’est-à-dire composé d’un rotor et d’un stator, fonctionnant au choix en courant monophasé ou triphasé, avec dans un premier cas une vitesse constante, et dans un second cas deux ou trois vitesses. Le premier cas se réfère aux pompes mono-vitesse et le second cas aux pompes à vitesse variable.
La partie avant et centrale de la pompe se concentre sur la partie hydraulique. Une turbine centrale est ainsi reliée à l’axe du moteur via un presse-étoupe étanche, et elle est protégée de l’arrivée d’éventuels petits débris véhiculés par l’eau via un préfiltre situé dans la partie primaire de la pompe.
Ce préfiltre contient un panier amovible accessible par un couvercle transparent vissé. Là, sont piégées les impuretés qui n’ont pas été retenues par les skimmers. Précisons à ce propos que les pompes de piscine ne sont pas conçues pour aspirer des eaux dites chargées.
Lorsque la pompe est en marche, le moteur entraine la turbine qui, par sa vitesse de rotation, crée une aspiration en entrée de pompe et un refoulement en sortie. C’est ainsi que l’eau du bassin transite dans le filtre de la piscine (à cartouche, à sable ou à diatomées, voire une poche filtrante) puis l’entraîne vers d’éventuels équipements annexes, comme une station de traitement automatique et/ou un chauffage de l’eau, avant de la renvoyer propre, traitée et le cas échéant chauffée au bassin. Cette action se déroule en circuit fermé via un réseau spécifique de canalisations reliées entre le groupe de filtration et les pièces scellées du bassin que sont les skimmers, la pièce de fond, et les refoulements. Le débit, la pression, la consommation électrique et la durée de vie sont les critères qui définissent la performance d’une pompe.
à plein régime pour délivrer un débit constant et une pression quasi constante considérant néanmoins qu’elle décline lentement au fur et à mesure de l’encrassement du filtre. D’où l’intérêt du manomètre de pression qui indique le moment venu de laver le filtre et ainsi retrouver la pression hydraulique initiale. La pompe mono-vitesse a dominé le marché de la piscine durant plusieurs décennies avant l’arrivée, au début des années 2010, des pompes à vitesse variable.
Si la pompe mono-vitesse est un équipement connu de tous car très simple de conception, en revanche la pompe à vitesse variable mérite qu’on s’y attarde car cette innovation apporte des avantages qui restent encore peu connus aux yeux du plus grand nombre de consommateurs, à telle enseigne que lorsque ces derniers ont le choix entre une pompe mono-vitesse et son alter ego à vitesse variable, ils se focalisent davantage sur le prix que sur les bénéfices, et optent trop souvent pour la version la moins chère.
La pompe à vitesse variable se différencie de la pompe mono-vitesse par les caractéristiques de son moteur : un moteur électrique synchrone à aimants qu’un variateur électronique pilote pour faire varier la vitesse de rotation en fonction des besoins de la piscine puisque le débit, la pression et la consommation électrique sont proportionnels lorsque le bassin est propre, le taux idéal de produits de traitement d’eau maintenu, le filtre non encrassé, la pompe n’a pas besoin de tourner à plein régime.
Mieux encore, en optant pour une faible vitesse de la pompe, l’efficacité de la filtration s’en trouve améliorée. Autres avantages, à vitesse réduite, le moteur chauffe moins, résiste mieux aux contraintes mécaniques ce qui de facto allonge sa durée de vie. De plus, à faible vitesse, le volume sonore de la pompe est considérablement abaissé, voire inaudible aux dires de certains utilisateurs, au point de devoir approcher l’oreille pour percevoir son doux ronronnement.
Lorsque la vitesse de rotation du moteur est réduite de moitié, la consommation électrique enregistre une baisse significative qui oscille entre 50 % et 80 %, selon les modèles et idéalement la présence d’un système de régulation automatique de filtration comme les domotiques de piscine aptes à prendre le contrôle du variateur électronique de la pompe pour adapter la vitesse aux besoins quotidiens et saisonniers de la piscine.
La contrepartie, c’est le coût d’une pompe à vitesse variable, plus élevé que celui d’une pompe mono-vitesse. Le prix peut doubler voire tripler selon les marques, d’où un frein à l’achat pour les budgets limités mais aussi pour les petites piscines. De plus, pour tirer pleinement parti des performances d’une pompe à vitesse variable, celle-ci doit être dimensionnée et paramétrée, faute de quoi le résultat sera contre-productif. Ces réglages, inutiles sur une pompe mono-vitesse, rend difficile une installation en kit par un particulier. L’intervention d’un piscinier est donc fortement recommandée.
Les pompes à vitesse variable vont indéniablement continuer à gagner des parts de marché car la demande des consommateurs en matière d’équipement éco-responsables progresse. La nouvelle génération est attentive et informée sur les équipements de piscine innovants existants. Ajoutons que les règlements vont dans le même sens, notamment les normes d’efficacité énergétique et la récente classification énergétique des piscines de A à G.
Les filtres, sable, cartouche, verre ou diatomées
Avec le filtre à sable, l’eau traverse de haut en bas un lit de sable qui retient les particules en suspension. Sa finesse de filtration n’est pas très importante (40 à 50 microns), c’est pourquoi il est souvent accompagné d’un floculant, adjuvant chimique, principalement utilisé sous forme de cartouche, permettant d’améliorer notablement les performances pour atteindre 15 microns. Au fond du filtre, des crépines récupèrent l’eau filtrée. Pour qu’elles assurent un décolmatage efficace quand le filtre est encrassé, elles sont souvent recouvertes sur une certaine hauteur d’une silice d’un diamètre plus grand qui facilite circulation et répartition de l’eau. L’opération s’effectue en inversant le passage de l’eau grâce à la vanne multivoies. Les grains de sable se soulèvent et libèrent les impuretés alors envoyées à l’égout. Ainsi régulièrement nettoyé, mais aussi par des interventions chimiques pour détartrer et dégraisser, le sable ne sera renouvelé que tous les 5 ans.
Le filtre à cartouche, compact, convient particulièrement aux espaces exigus. La cartouche est composée d’un tissu synthétique plié en étoile qui offre une finesse de filtration d’environ 15 à 20 microns. Economique à l’achat, son installation est simple puisqu’il ne nécessite pas de raccordement à l’égout. Pour le nettoyer, il suffit de sortir la cartouche et de la passer au jet d’eau. Il est par contre moins confortable à l’usage car il oblige à des opérations d’entretien manuel régulières si sa capacité filtrante n’est pas surdimensionnée. Les cartouches sont réutilisables plusieurs fois après leur passage au jet d’eau, certaines à grande capacité de filtration affichant même une durée de vie supérieure à 2 ans.
Le filtre à diatomées a la finesse de filtration la plus performante (3 à 5 microns). La diatomée est une poudre très fine formée de squelettes de micro-organismes aquatiques. Une fine couche se dépose sur les supports filtrants de l’appareil pour former un « gâteau » micro-filtrant au travers duquel passe l’eau. Le pouvoir filtrant de la diatomée délivre une eau limpide et permet même de réduire l’utilisation des filtre s’encrasse plus rapidement et oblige un renouvellement en poudre de diatomées après chaque lavage (via un skimmer ou le préfiltre). Lors de son nettoyage, il faut installer un bac séparateur pour filtrer l’eau utilisée, et éviter de rejeter la diatomée dans la nature.
D’autres médias filtrants peuvent prendre place dans ce type de filtre. Ecologique, car issu du recyclage, le granulé de verre améliore les performances de filtration en éliminant des particules plus fines. Sa composition non poreuse évite la constitution d’amas de débris, sa perméabilité permet un lavage nécessitant moins d’eau car plus rapide. Enfin, le granulé de verre ne se dégrade pas et dispose donc d’une durée de vie très longue. Autre média filtrant intéressant, la zéolithe est un minéral d’origine volcanique à fort pouvoir absorbant qui s’utilise partiellement ou totalement dans le filtre à sable. Sa finesse de filtration est proche de celle du filtre à diatomées.
Le traitement de l’eau
L’électrolyse de l’eau salée, l’association cuivre/argent, les rayons UV et l’ozone figurent parmi les techniques les plus utilisées pour le traitement automatique de l’eau de la piscine. Découvrons ensemble ce qui les caractérise plus particulièrement. Rappelons tout d’abord, l’avantage du traitement automatique de l’eau pour tout propriétaire.
N’étant plus obligé à des analyses d’eau régulières et à des ajouts manuels de produits, il gagne un confort et un temps précieux.
L’électrolyse de l’eau salée
L’électrolyse de l’eau salée s’est imposée au fil des décennies comme l’un des traitements automatiques qui équipe aujourd’hui de très nombreuses piscines familiales. Ne réclamant pas de compétences particulières de la part de l’utilisateur, l’appareil est simple à gérer, avec des résultats satisfaisants et un prix de vente bien positionné sur le marché des traitements automatiques.
Comme tout produit de traitement d’eau, l’électrolyseur est complémentaire de la filtration et vice-versa, sans qu’il ne développe pour autant une quelconque qualité filtrante. Il ne remplace donc pas une filtration et à ce titre, il n’y a pas de modification à prévoir lors de l’installation de cet appareil. Il est par ailleurs faux d’imaginer que ce traitement est sans chlore, précisément puisqu’il en fabrique sous forme d’hypochlorite de sodium. Ce puissant désinfectant exempt de stabilisant, via le procédé de l’électrolyse de l’eau salée, que certains d’entre vous auront peut-être observé dans les cours de chimie, restitue de l’eau chlorée. L’hypochlorite de sodium va ensuite se transformer en sel sous l’action des rayons UV du soleil, et ainsi de suite…
Son fonctionnement en piscine nécessite une charge relativement importante de pastilles de sel pouvant dépasser les 100 kg à verser au départ dans l’eau du bassin, puis à compléter, éventuellement en milieu de saison, et dans tous les cas à chaque remise en route, pour que le taux de sel contenu soit, selon les modèles, compris entre 2,5 et 5 g par litre. Dans le local technique, une cellule renfermant des électrodes (anodes et cathodes) est raccordée au circuit de refoulement, en sortie de filtration, mande. Une fois les pastilles de sel fondues et mélangées au volume d’eau, le potentiomètre de production de chlore est réglé selon la salinité de l’eau et l’appareil peut fonctionner.
La plupart des électrolyseurs proposés sur le marché sont des modèles autonettoyants car par le jeu d’une inversion de polarité, les électrodes se détartrent automatiquement, ce qui vous dispense de toute manipulation. À défaut, il faut démonter régulièrement la cellule pour tremper dans une solution acide les électrodes entartrées. L’électrolyse de l’eau salée fabrique un puissant désinfectant, algicide et fongicide. Son fonctionnement en continu asservi à la filtration permet de répondre idéalement à la double obligation d’eau désinfectée et désinfectante.
Le procédé électro-physique cuivre/argent
Le principe du traitement d’eau par électro-physique fonctionne avec des électrodes en cuivre et en argent, entre lesquelles circule un courant électrique produisant, par électrolyse, des ions cuivre et argent qui assurent respectivement la floculation et la désinfection de l’eau. Les ions cuivre agissent efficacement contre les algues, les germes, les champignons, tout en floculant, tandis que les ions argent sont bactéricides.
L’eau est donc parfaitement désinfectée et désinfectante, en toutes circonstances (chaleur, forte fréquentation, orage…). Il en résulte un système automatique, sans intervention annexe, hormis un contrôle annuel de l’état des électrodes et un contre-lavage du filtre, généralement lors de l’hivernage de la piscine. Précisons que l’investissement dans un tel procédé n’est pas anodin.
Le traitement par UV
Sous l’irradiation des UV, l’énergie absorbée par une molécule peut être suffisante pour déclencher une modification des liaisons chimiques, empêchant alors cette molécule d’assurer sa fonction première. En piscine, le rayonnement des ondes électromagnétiques est diffusé par une ou plusieurs lampes UV-C contenues dans une chambre cylindrique opaque (appelée réacteur ou chambre d’irradiation) et activées par un générateur. Raccordée au circuit de refoulement en sortie de filtration, cette chambre est traversée par l’eau filtrée de la piscine, soumise au rayonnement des UV-C qui détruit les bactéries, les virus et les algues. L’eau doit être limpide pour une meilleure efficacité. Ce type de traitement permet à l’eau d’être désinfectée, mais pas désinfectante. Aussi, la rémanence du pouvoir biocide doit être assurée par un complément régulier de peroxyde d’hydrogène ou de chlore.
Le traitement à l’ozone
Au même titre que le chlore ou le brome, l’ozone possède un fort pouvoir germicide. Ce gaz bleuté dégageant une odeur âcre, est réputé instable, toxique et hautement corrosif. Non stockable, il est fabriqué à partir d’oxygène, dans une chambre de production installée au local technique. Là, il est mélangé par injection à l’eau provenant du bassin. L’ozone se décompose alors en formant du peroxyde d’hydrogène et des hydroxyles, à forts pouvoirs oxydants et désinfectants. Mais, comme l’ozone a un caractère irritant pour les voies respiratoires, et pour que les baigneurs ne rentrent pas en contact avec lui, l’ozone rentre dans une chambre de dégazage avant son retour au bassin.
Le robot électrique
Les robots électriques offrent une gamme complète de solutions pour automatiser le nettoyage du bassin. Leur système combinant brossage, aspiration et filtration intégrée assure un nettoyage efficace du fond, des parois et souvent de la ligne d’eau. Choisir un robot, trouver le meilleur compromis entre performance, confort d’usage et coût d’achat comme d’exploitation.
Besoins et budgets variés
Les robots électriques de piscine se répartissent en plusieurs familles adaptées à des besoins et budgets variés. Les robots de fond sont l’entrée de gamme : ils nettoient uniquement le fond, restent simples, fiables et économiques, et conviennent surtout aux petites piscines, notamment hors-sol.
Les robots fond et parois disposent de roues crantées ou de chenilles leur permettant de grimper sur les parois et, pour certains, d’atteindre la ligne d’eau, ce qui offre un nettoyage beaucoup plus complet avec peu d’intervention manuelle. Les robots connectés, pilotés par application, représentent le haut de gamme technologique, avec programmation à distance, suivi en temps réel et navigation optimisée grâce aux capteurs et algorithmes.
Les robots sans fil marchent sur batterie et s’affranchissent du câble, ce qui facilite l’accès à tous les recoins du bassin. Selon les modèles, ils utilisent des stations de recharge hors de l’eau, solaires ou immergées, certains retournant automatiquement à leur base quand la batterie est faible, leur autonomie conditionnant la taille maximale du bassin.
Le nettoyage repose sur le brossage, qui décolle les impuretés grâce à des brosses en mousse ou à picots, et sur l’aspiration, qui envoie l’eau chargée de débris vers un filtre interne avant de la rejeter propre dans le bassin. Le flux d’aspiration plaque le robot sur les surfaces, améliorant sa tenue sur les parois. Les cycles de nettoyage vont généralement d’environ 1h30 à plusieurs heures selon la taille du bassin, la puissance et le type de déplacement, avec une durée limitée par l’autonomie pour les modèles à batterie. L’entretien est simple mais indispensable : vider et rincer le filtre après chaque cycle, sans nettoyeur haute pression, vérifier et remplacer les brosses dès usure, contrôler chenilles et courroies et stocker le robot, hors saison, dans un endroit sec et hors gel.
Les avantages du robot électrique
Le robot électrique offre une autonomie de fonctionnement qui libère le propriétaire des corvées de nettoyage, tout en assurant une régularité difficile à obtenir manuellement. La combinaison brossage-aspiration-filtration permet de traiter fond, parois et souvent ligne d’eau, et le filtre intégré soulage le filtre principal de la piscine, ce qui en prolonge la durée de vie.
Sa consommation reste modérée (environ 100 à 200 W par heure, soit de l’ordre de 15 € par an pour trois cycles hebdomadaires), bien inférieure à une pompe de 1 000 W. En maintenant l’eau propre, il limite les traitements chimiques intensifs, au bénéfice du budget, du confort de baignade et de l’environnement. Ces atouts s’accompagnent d’un pour les modèles connectés haut de gamme, plus un budget annuel de consommables (filtres, brosses, chenilles, courroies) estimé entre 50 et 150 €.
Les critères de choix du robot
Le choix d’un robot impose d’examiner d’abord la taille et la forme du bassin : le robot doit couvrir toute la surface en un cycle, et la longueur de câble des modèles filaires doit être supérieure à celle de la piscine, les formes libres demandant souvent une navigation plus évoluée. Le revêtement oriente le type de brosses : mousse pour surfaces lisses (carrelage, mosaïque, béton, coques polyester), picots ou lamelles pour liners et PVC armé.
La configuration du fond (plat, pente douce, pentes composées, escaliers) est déterminante, certains robots gérant mal les changements de niveau ou les marches. Il faut aussi définir les zones à couvrir (fond seul, fond + parois, ou plus) selon le niveau de propreté souhaité et l’effort manuel accepté. Enfin, le budget permet d’arbitrer entre un modèle simple de fond, un robot fond et parois ou un robot connecté, éventuellement sans fil et à navigation intelligente. Un robot correctement dimensionné au bassin et aux attentes assure un nettoyage efficace, durable et confortable au quotidien.
L’essor de la domotique
Gérer à distance les paramètres essentiels de la piscine, s’assurer par des traitements automatisés d’une eau de grande qualité, être sûr du bon fonctionnement des équipements du bassin, bénéficier d’une eau à bonne température en arrivant dans sa résidence secondaire, voilà quelques-uns des avantages de la domotique appliquée à la piscine. Comment la domotique permet-elle de se simplifier la vie, et parfois, d’économiser en réduisant produits et énergie ?
L’automatisation et la domotique
Avant l’arrivée de la domotique, plusieurs fonctions liées à l’usage de la piscine ont été automatisées. Citons par exemple le nettoyage du bassin assuré par des robots de plus en plus intelligents, le traitement de l’eau par diffuseur automatique, par électrolyseur, par UV ou ozone ; mais aussi la filtration commandée automatiquement via l’horloge de programmation du coffret électrique ou encore les aides à l’ouverture des abris, bas ou hauts, grâce à la motorisation solaire.
La domotique, c’est tout autre chose. Appliquée à la piscine, elle recueille les données essentielles qu’elle analyse en y apportant automatiquement les corrections qui s’imposent. Une console ou un smartphone vous informe en temps réel de tous les paramètres, mais vous transmet aussi notifications et alertes. La domotique, c’est aussi la possibilité d’interroger et d’interagir à distance. Vous maîtrisez ainsi le pH et la désinfection de l’eau, connaissez la température extérieure comme celle du bassin, déclenchez chauffage, éclairage, le tout sans passer par le local technique que vous soyez près de la piscine ou loin d’elle. Avec la domotique, ce n’est plus vous, mais elle qui décide d’une action selon les paramètres mesurés par le système. Elle vous évite tout à la fois le contrôle, l’analyse et l’action.
Le fonctionnement de la domotique
Contrairement aux idées reçues, le principe et le fonctionnement de la domotique sont simples : il s’agit de placer des sondes sur les équipements que l’on désire automatiser, température de l’eau… La technologie actuelle est capable de reconnaître et de commander tous les équipements, quelles que soient leurs marques, qu’ils soient neufs ou déjà installés sur un bassin existant, même si dans ce dernier cas, une connexion ou un câblage sera nécessaire. Les sondes sont indispensables mais ne font pas tout. Ainsi, si vous décidez d’automatiser la régulation du pH, il faudra à l’évidence prévoir des contenants, bidons ou réservoirs, et des produits afin que le système, une fois le déséquilibre détecté, puisse injecter le produit ad-hoc.
Les fonctions concernées sont principalement les 3 fonctions essentielles et nécessaires au fonctionnement du bassin, à l’eau. Si quelques autres actions supplémentaires et intéressantes peuvent être également concernées, comme le remplissage automatique, le chauffage et l’éclairage, il reste des fonctions qu’il n’est pas possible d’automatiser, dans le nettoyage du bassin : la ligne d’eau ou le ramassage des du robot nettoyeur nécessitera toujours une intervention humaine.
Les atouts de la domotique
Tranquillité, temps gagné et économie de produits et d’énergie. La domotique est un système intelligent qui vous remplace pour certaines actions. Elle ne se contente pas de les répéter à un moment donné, elle estime si une action est justifiée et nécessaire ; et cela en permanence, en exerçant donc une surveillance constante. Cette veille a pour avantage par exemple de lisser le dosage des produits chimiques, d’être précis dans ce dosage et d’éviter d’en faire trop ou pas assez.
La domotique permettra donc d’atteindre une meilleure qualité d’eau grâce à cette surveillance constante et l’action consécutive aux contrôles et analyses des données, d’accéder au confort optimum grâce à la prise en charge de certains actes afin de vous éviter d’intervenir, que vous soyez proche ou à distance de la piscine, et enfin d’économiser tant sur la consommation de produits que sur celle d’électricité. Le nettoyage du bassin, le traitement de l’eau, la filtration, le remplissage ou l’éclairage sont autant d’éléments d’une piscine qui sont automatisables, soit lors de la construction, soit postérieurement.
La pompe à chaleur (pac)
Si près d’un nouveau bassin sur deux est aujourd’hui équipé d’un dispositif de chauffage dès sa construction, c’est une PAC Air/Eau qui est choisie dans 80 % des cas. Le principe de la pompe à chaleur consiste à capter les calories présentes dans l’air ambiant pour les restituer à l’eau du bassin. On parle ainsi de PAC Air/Eau, Air représentant le milieu où la chaleur est prélevée, Eau celui où elle est transmise. Il existe toujours des calories récupérables dans l’air extérieur, même lorsqu’il fait froid dehors et y compris lorsque la température est négative !
La pompe à chaleur se compose d’un compresseur, d’un échangeur de chaleur que l’on appelle évaporateur et d’un autre échangeur appelé condenseur. Au cœur de cet équipement circule un fluide frigorigène qui change d’état, tantôt liquide, tantôt gazeux, selon la pression à laquelle il est soumis dans chaque partie du circuit ; ce changement d’état provoque d’un côté une absorption de chaleur et de l’autre un dégagement de chaleur. Pour 1 kWh électrique consommé, la PAC rend en moyenne 4 kWh de chaleur. On dit alors que son COP (coefficient de performance) est de 4.
Si les PAC traditionnelles ne fonctionnent que lorsque la température de l’air est supérieure à 5°C, les modèles « toutes saisons » sont utilisés même lors de températures négatives, pouvant réchauffer alors une piscine intérieure ou sous abri ; avec un COP de 2, la pompe à chaleur délivre encore deux fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme !
Certaines PAC sont dites « réversibles », c’est-à-dire qu’elles peuvent tout aussi bien réchauffer ou rafraîchir l’eau, par inversion du cycle thermodynamique. Economique dans son fonctionnement, le système de pompe à chaleur ne souffre que d’un défaut, la lenteur de mise en chauffe. Comptez en moyenne une centaine d’heures pour gagner 5 à 8°C, et une bonne semaine, au printemps ou à l’automne, pour atteindre 28°C, température idéale pour un bain confortable.
Avant de choisir la pompe à chaleur qui équipera votre piscine il est indispensable, avec l’aide d’un professionnel, de faire un bilan thermique. Le volume du bassin, l’utilisation annuelle, la zone climatique, la présence éventuelle d’une couverture ou d’un abri, de nombreux paramètres sont à prendre en compte pour choisir votre PAC, et notamment sa puissance.
Eclairer la piscine et ses abords
Avec le retrait progressif des lampes à incandescence pour cause d’obsolescence programmée, la nouvelle génération de lampes à LEDs s’est adaptée aux équipements de piscine et est arrivée sur le marché des projecteurs et des ampoules émettant de la lumière blanche et/ou de couleur. Grâce à ces nouvelles lampes, l’éclairage ne se limite plus à l’eau du bassin, mais à l’ensemble de l’espace piscine, plage, jardin compris.
L’implantation des projecteurs dans la piscine doit tenir compte de la forme du bassin et du lieu de vie sur la plage. On installera les projecteurs plutôt dans la longueur du bassin, en dirigeant le flux lumineux à l’opposé de l’emplacement où l’on se tient majoritairement le soir venu, afin de ne pas être aveuglé lorsque l’éclairage subaquatique est en marche. L’éclairage de l’accès au bassin, marches ou plage, comme celui du pourtour sera privilégié, tant pour des raisons esthétiques que celles liées à la sécurité. On n’oubliera pas de mettre en valeur jardin et végétaux et ces nouveaux objets que sont les lampes solaires, les meubles lumineux, avec l’avantage de les déplacer au gré de vos envies et de profiter de leur fonctionnement avec la seule énergie solaire.
L’essor de la nage à contre-courant
Elle repose sur un principe simple : de l’eau prélevée dans le bassin par une pompe est ensuite réinjectée par une ou plusieurs buses sous la forme d’un ou plusieurs jets, à 20 ou 30 cm sous la surface de l’eau. La force du courant ainsi créée fait opposition à l’avancement du nageur lui faisant face. Celui-ci peut donc nager sur place, en réglant la puissance des jets en fonction de l’effort qu’il souhaite développer Pour les systèmes les plus sophistiqués, mais aussi les plus efficaces, la pompe est remplacée par une turbine qui produit un jet d’eau plus large tel un courant naturel de cours d’eau. Le corps est alors porté régulièrement et il n’y a pas de jet concentré qui apporte des sollicitations ponctuelles trop fortes au niveau de la tête et des épaules et le courant englobe ici tout le corps. La turbine produit un courant large, régulier et vigoureux dont la puissance est au choix du nageur qui l’adapte ainsi à son besoin.
Protéger l’eau avec un volet, une couverture une terrasse mobile ou un abri
Préserver le bassin de toute pollution externe, maintenir son eau, sa qualité, sa transparence et sa température, assurer la sécurité des personnes, les fonctions du volet, de la couverture de la terrasse mobile ou de l’abri sont nombreuses. Avec pour avantages, outre la discrétion et l’intégration à l’environnement, une grande simplicité d’utilisation.
Le volet
Le volet flottant combine les fonctions de couverture d’été avec son enrouleur, de couverture opaque d’hiver et de dispositif de sécurité. Un volet automatique de piscine est composé d’un tapis de lames qui flotte sur le plan d’eau qu’il recouvre entièrement, d’un axe métallique auquel le tapis est relié, et d’un motoréducteur qui l’actionne dans le sens de l’ouverture ou de la fermeture via une commande à clé à trois positions : ouverture, arrêt et fermeture.
L’intérêt d’un volet de piscine est quadruple, indépendamment de l’aspect purement sécuritaire. Un plan d’eau ainsi couvert est à l’abri de toute pollution et n’est plus altéré par les rayons UV du soleil. Par ailleurs, comme le tapis est directement en contact avec l’eau, cet équipement est très efficace pour limiter les déperditions caloriques et endiguer les phénomènes d’évaporation, de sorte qu’un volet est parfaitement adapté aux piscines chauffées. Les volets sont qualifiés d’immergés ou de hors-sol, selon que l’axe d’enroulement est dans l’eau ou au-dessus du bassin.
La couverture
La couverture repose de chaque côté des margelles créant ainsi un matelas d’air qui diminue considérablement les déperditions de chaleur. La bâche à barres est la solution idéale pour ceux qui veulent se simplifier la vie du fait d’une utilisation fréquente. Elle s’enroule facilement autour d’un axe ou enrouleur situé en bout de bassin à l’aide d’une manivelle ou d’un système électrique automatisé. Il existe une couverture pour chaque bassin et pour tous les budgets. La fonction première, en dehors de la sécurité, du bassin des débris, feuilles et insectes.
économique est constituée d’un tissage de fils polypropylène et se fixe sur les margelles grâce à des sangles tendues par des ressorts dynamométriques. Ceux qui veulent se simplifier la vie choisiront la couverture à barres, composée d’une toile en PVC renforcée par des barres rigides en aluminium, qui s’enroule autour d’un axe situé en bout de bassin grâce à une manivelle ou un système électrique automatisé. Le coût de fabrication et d’installation d’une couverture, pour un modèle donné, est bien entendu directement lié aux dimensions du bassin.
La terrasse mobile
La terrasse mobile est une plateforme coulissante montée sur rails qui recouvre la piscine lorsqu’elle n’est pas utilisée. Contrairement aux couvertures traditionnelles, elle offre une double fonctionnalité : protéger le bassin tout en servant d’espace utilisable comme terrasse. Ce concept ingénieux permet de transformer l’espace occupé par une piscine en une surface fonctionnelle, idéale pour les petits jardins ou les environnements urbains où l’optimisation de l’espace est cruciale.
Le système repose sur des rails et des roulettes qui permettent segments pour découvrir le bassin. Elle peut être actionnée manuellement ou motorisée, souvent avec une motorisation solaire. Selon les dimensions du bassin et l’espace disponible autour, plusieurs configurations de déplacement sont possibles :
avec des blocs séparés se logeant aux extrémités opposées du bassin. Les matériaux utilisés pour le revêtement incluent le bois, le composite ou les dalles, garantissant une intégration esthétique avec l’environnement extérieur.
La terrasse mobile offre de nombreux atouts comme l’optimisation de l’espace autour du bassin et puisqu’en couvrant la piscine, lorsqu’elle est fermée, elle empêche tout accès au bassin, réduisant ainsi les risques d’accidents. Elle limite l’évaporation de l’eau, conserve sa température et réduit la pollution par des débris extérieurs.
L’abri
L’abri plat ou bas constitue une solution moderne et efficace pour protéger la piscine tout en préservant l’esthétique de l’espace extérieur, pour aussi conserver la température de l’eau et surtout limiter son évaporation.
L’abri plat offre l’avantage de préserver l’esthétique du bassin et de son environnement immédiat. On distingue les abris plats amovibles, qui peuvent être retirés entièrement ou partiellement, offrant une flexibilité maximale, souvent empilables pour être rangés à l’écart de la piscine lorsqu’ils ne sont pas utilisés ; mais aussi les abris plats motorisés qui peuvent être ouverts et fermés à l’aide d’une télécommande, offrant un confort d’utilisation optimal.
L’abri bas, qualifié par la hauteur de sa structure, est fixe, télescopique ou amovible. Fixe, il est ancré au sol et n’offre aucune possibilité de dissimulation partielle ou totale. Télescopique, il est composé d’éléments mobiles de taille décroissante qui s’emboîtent les uns dans les autres. Enfin amovible, il est composé d’éléments relativement légers, indépendants les uns des autres, empilables et transportables.
L’abri haut, isolé ou adossé crée une pièce à vivre, D’une l’usage auquel vous le destinez. Protégé du vent, bénéficiant d’un effet de serre qui augmente de 5 à 10° la température de l’eau du bassin, vous profitez d’un confort de bain incomparable.
















